Dernières pensées du bistrot — n'hésitez pas à consulter les archives si vous en voulez davantage


Interview sur data.gouv.fr

J'ai été contacté pour répondre à une interview pour 20minutes, alors puisqu'on est dans l'ouverture autant publier mes réponses ici :-)

En quoi les internautes peuvent-ils être intéressés par data.gouv.fr ?

À mon sens, data.gouv.fr n'est pas destiné au grand public, il faut considérer chaque jeu de données libéré comme une fleur : les réutilisateurs de ces données brutes (dévelopeurs, hackers citoyens) vont pouvoir venir butiner les données qui leur semblent intéressantes, les croiser, en tirer le meilleur pour ensuite proposer des usages innovants aux utilisateurs finaux.

Data.gouv.fr est avant tout un catalogue fédérateur qui permet de regrouper les données issues des différentes instances de l'État, c'est une aide pour les potentiels réutilisateurs. On aurait pu s'attendre à un effort d'interopérabilité en ce sens grâce à l'usage de formats ouverts mais ça n'est pour l'instant pas le cas, peut-être lors d'une prochaine itération ?

Est-ce si important pour eux la transparence des infos ?

Je l'espère ! La transparence des information est l'un des piliers de la démocratie qui est plutôt mal en point en ce moment. L'initiative OpenData propose un tournant aussi important pour le citoyen que l'a été le Web 2.0 pour l'internaute : devenir acteur de sa cité, de sa nation alors qu'il se trouvait jusqu'alors dans un rôlé passif de consommation de la démocratie, un rôle de simple électeur, ce qui nous a mené à la situation actuelle d'incurie de l'État.

Cette ouverture des données va avoir un impact non négligeable sur les prochaines élections et on peut d'ailleurs noter par un pur hasard du calendrier que cette libération intervient à quelques mois d'une présidentielle… forçant le prochain quinquennat à poursuivre la démarche.

N'est ce pas trop difficile d'accès ?

Il y a 2 problèmes majeurs sur les données libérées par data.gouv.fr : la problématique des formats propriétaires employés qui freinent leur réutilisation et la qualité des données. Par qualité des données, j'entends à la fois la pertinence des informations mais également les liens qui peuvent être réalisés pour croiser ces informations. Les informations brutes n'ont qu'un intérêt très limité, c'est leur croisement qui permet de les valoriser. Si ces liens ne sont pas standardisés c'est chaque réutilisateur qui va devoir s'en charger et c'est extrêmement fastidieux.

C'était jusqu'à présent un problème de poule et d'œuf : peu d'outils de visualisation étaient disponibles (malgré les initiatives locales et internationales) car on manquait de données. Gageons que l'écosystème des données ouvertes français va mutualiser ses efforts dans un pur esprit de coopétition pour faciliter l'accès et la visualisation de ces données.

Posté le 6 december 2011, 5 commentaires.

Le malaise ParisWeb

Je rebondis sur les ratés de ParisWeb par Karl et notamment sur l'aspect communautaire. J'ai toujours un arrière goût amer en revenant de cette conférence, je passe à chaque fois un excellent moment à retrouver des amis, à discuter jusqu'à pas d'heure, à admirer la qualité de l'organisation mais au final j'ai l'impression d'avoir occupé la place de quelqu'un qui aurait pu apprendre énormément plus du contenu des conférences et je trouve ça très dommage car le web a besoin de jeunes. (Dit comme ça, c'est super prétentieux, si je connais les sujets c'est surtout car je connais/suis les orateurs et je les ai souvent déjà vu à l'œuvre, que je me suis intéressé à ce qu'ils font, rien de plus). Or, des jeunes, il y en a de moins en moins j'ai l'impression, je suis pas loin de penser que la moyenne d'âge de ParisWeb prend une année par an et c'est terrible en terme de transmission. L'année prochaine je préférerais voir des places réservées aux jeunes plutôt que des pré-ventes pour les habitués qui n'apprennent finalement plus grand chose.

Cela étant dit, et puisque ce sont majoritairement des habitués qui vont lire ce texte, j'aime faire partie de cette communauté et je serais extrêmement frustré de ne pas prendre part à cette réunion annuelle pleine de joie, d'alc^W^amour et de trolls. J'avais évoqué l'idée d'un ParisWeb off à moitié sérieux cette année, il faudrait essayer de trouver un format hybride pour ne pas non plus que le fossé se creuse entre les jeunes et, mmmh…, les expérimentés, erm. Les deux parties ayant beaucoup à apprendre de ces échanges.

Ça met bien sûr à l'ordre du jour les objectifs de la conférence et là-dessus c'est plutôt au staff de s'exprimer, encore une fois c'est un malaise assez personnel, pas sûr qu'il soit partagé...

Note: pour les personnes qui ne sont jamais venues à ParisWeb, je critique ici certains points mais ça reste de loin ma conférence favorite, et vous devriez y aller l'an prochain, surtout si vous êtes jeune ;-). Qui aime bien châtie bien.

Posté le 24 october 2011, 22 commentaires.

Retour sur mon intervention ParisWeb

J'ai eu la chance de pouvoir participer à ParisWeb en tant qu'orateur cette année au sujet de l'OpenData (un billet arrive pour résumer le fond), et ça ne s'est pas du tout passé comme je l'avais imaginé. Je souhaitais innover avec un format qui soit proche de la discussion (peut-être ambitieux avec autant de personnes dans la salle), partant d'une page blanche et d'un navigateur. Un format hybride : après un très rapide tour d'horizon de ce qui était déjà fait, la session se transforme en conférence dont vous êtes le héros avec des thématiques amenées par l'animateur qui sont ensuite discutées, sorte de ping-pong entre la salle et l'animateur. C'était la théorie du moins.

Car en pratique ça n'a pas du tout fonctionné pour différentes raisons :

  • je n'ai pas énoncé les règles au début de mon intervention donc forcément personne n'a pu jouer le jeu, et du coup beaucoup ont dû se demander pourquoi une page blanche, manque de préparation ? ;
  • j'ai perdu confiance dans ce format en commençant à parler, un peu à cause du stress, un peu par manque de confiance en moi, et du coup j'ai tenté de commencer par expliquer les thèmes que je voulais aborder, tous à la suite dans un enchaînement très brouillon et approximatif en repartant dans une configuration plus classique : exposé + questions.

Ce format n'était pas adapté au support prévu : je n'ai pas réussi à écrire tous les thèmes en les enonçant (les coupures discussions étaient aussi destinées à ça), je n'ai pas eu le temps de lire les notes que j'avais au sujet des thématiques (pareil), la discussion finale était assez plate alors qu'il y avait un potentiel énorme dans la salle. J'ai vécu ça très difficilement, et j'ai malheureusement le sentiment que ça a été partagé par la salle, je dois des excuses à toutes les personnes qui se sont retenues d'être méchantes sur twitter pendant une heure, par amitié :-). Au final, le fond a globalement été respecté mais la forme était désastreuse.

Le pire dans l'histoire c'est que je ne pense pas que le format imaginé soit mauvais, au contraire. Par contre j'aurais dû le tenter à plus petite échelle avant, ça m'aurait mis en confiance (ou ça l'aurait invalidé) et j'aurais pu affiner la façon de l'introduire à la salle. Je vous épargne ici le paragraphe sur le fait qu'on sort grandit de ses échecs blablabla, j'ai au moins un an pour ruminer tout ça et m'auto-flageller. N'hésitez pas à commenter si vous étiez présent (ou à m'envoyer un mail si vous n'aimez pas être méchant en public ;-)).

Posté le 16 october 2011, 16 commentaires.

Nettoyer les données

Un petit extrait du dernier numéro de l'incroyable Nodalities magazine (il est toujours possible de s'abonner gratuitement pour recevoir la version papier) dans l'article consacré à l'initiative LinkedGov par Hadley Beeman :

A significant amount of work is required to clean and reformat the data, link it (both internally and with other datasets on the Web), and add metadata to make it understandable to users outside the team or public body that published it. Many entrepreneurs are dissuaded from creating new businesses on this data, put off by the months of overhead necessary to prepare the data before they can even begin coding an application.

Je pense que l'on va avoir besoin de tels outils/initiatives en France, dans la lignée de la checklist OpenData établie durant le Barcamp Bordeaux.

Posté le 26 april 2011, 3 commentaires.

Retours à chaud sur SemWeb.Pro

En direct depuis un wagon de TGV, en revenant de SemWeb.Pro, la conférence dédiée au Web Sémantique. Du bon et du moins bon, comme toujours :

  • Une introduction par Ivan Herman sur un état des lieux du Web Sémantique focalisé sur les nouveautés de SPARQL, RDFa et R2RML, ce qui était extrêmement pertinent compte tenu de l'auditoire. Rien à redire, ça réveille les neurones :-)
  • Une série de 4 courtes interventions sur des solutions qui devaient montrer des concrétisation utilisant le Web Sémantique mais ça ne m'a pas plus que ça convaincu. Guillaume présentait EMFTriple, un Object Triple Mapper qui avait l'air sympa mais pour finalement conclure sur le fait que c'est uniquement un travail de recherche qui n'est pas (encore ?) utilisé ; Nicolas Chauvat présentait CubicWeb sur lequel je n'arrive toujours pas à accrocher, en tout cas le fait d'essayer de faire des sites de conférences avec ne sert pas l'image du produit à mon avis ; François Paulus a parlé de médiation sémantique mais n'a rien montré de concret ; Grégoire Burel a introduit le web sémantique pendant 10 minutes avant d'arriver à présenter Asterid dont la démo en ligne n'était pas opérationnelle et le code pas encore libéré. On peut mieux faire en terme de pragmatisme.
  • La conférence de presse était intéressante et c'est vraiment dommage qu'elle n'ait pas été filmée vu la qualité des échanges et des informations, ça méritait d'être diffusé à plus large échelle. Quand je vois la façon dont c'est restitué derrière par les journalistes ça me désespère.
  • La table ronde « Ouverture des données publiques » a été un carnage. Il y avait Pierre Audibert de l'INSEE qui n'avait aucune notion technique mais dont le maître mot était « on met à disposition beaucoup de données depuis longtemps ». Ça au moins c'est précis… Et je ne parle pas des méconnaissances de sa propre infrastructure puisqu'il n'avait vraisemblablement aucune idée de la mise à disposition de données en RDF sur le site de l'INSEE. On passait ensuite à Alain Chaumet pour l'IGN qui nous a fait l'apologie du GéoPortail. Quand on sait le fiasco que ça a pu être au lancement ça fait sourire, quand on voit les possibilités d'import/export et d'exploitation ça fait pleurer par contre. Heureusement il y avait Emmanuelle Bermes de la BNF pour remonter le niveau car là on commençait à sérieusement râcler le fond, enfin une approche qui montre une réflexion autour de la donnée et de ses possibles exploitations. Ouf, tout n'est pas perdu. Enfin Tangui Morlier pour Regards Citoyens c'était du connu, il a su rester très zen malgré certaines réactions limites, dommage qu'il n'ait pas plus parlé de NosDonnées (vs. NosDéputés). Bon avec un tel panel, ça pouvait difficilement être constructif, c'était juste consternant.
  • Yves Raymond a enchaîné sur son travail à la BBC. Après ce à quoi on venait d'assister ça a été une grosse claque culturelle ! Excellente illustration de ce que l'on peut faire avec de l'agrégation sémantique pour générer des portails à la volée, ayant tenté de le faire il y a 3 ans pour un client je me sens plus que concerné par cette approche. J'étais un peu déçu qu'il ne parle pas plus de technique mais j'avais déjà lu ce que je voulais savoir par ailleurs. Merci de nous fournir enfin un exemple pertinent et rafraichissant !
  • Thomas Steiner, chercheur chez Google a présenté un outil d'extraction de données sémantiques à partir d'une vidéo Youtube, ça aurait pu être intéressant mais les exemples étaient assez mal choisis du coup on avait du mal à comprendre l'intérêt de son projet, dommage.
  • Jérôme Mainka a présenté le moteur de recherche d'Antidot et son affinage par facette, là j'ai un peu décroché car je réfléchissais à la pertinence d'une navigation pour le web des données en navigant via facettes, me demandant dans quelle mesure il était possible d'indexer en temps réel le web à n+1 relations : arriver sur une ressource, indexer toutes les relations relatives, proposer une exploration pertinente, cliquer sur une ressource, itérer.
  • Olivier Rossel nous a parlé de son produit : Datao. J'ai un peu de mal avec l'ergonomie des interfaces présentées mais je salue le travail et l'initiative de vouloir rendre le web sémantique exploitable sans forcément avoir de notions techniques.
  • On a terminé sur des lightning talks dont le rythme était soutenu et les interventions intéressantes. C'est ce qu'il faut après une journée chargée !

Niveau logistique sur place, du très bon boulot, vraiment. Bravo.

L'année prochaine, j'espère que des acteurs comme Owni, ou des villes ayant ouvert leurs données pourront être invités pour relever le débat dans les tables rondes ou tout simplement les personnes compétentes des organismes car il s'agit à mon avis plus d'une erreur de casting. J'espère également que des solutions pourront être présentées qui sont en production et qui fonctionnent bien, on manque de référence francophone en la matière. Et enfin WebID aura suffisamment évolué pour avoir quelques résultats intéressants à mon avis.

Posté le 18 january 2011, 10 commentaires.

RSS et incompréhensions

Petite tempête dans un verre d'eau récemment car certains réalisent que l'icône RSS va disparaître de l'interface du navigateur Firefox pour sa version 4.

Petit aparté avant la suite : je n'utilise plus d'agrégateur depuis quelques temps car j'ai remplacé ma découverte de liens par Twitter qui est un filtre social que je trouve très pertinent.

RSS est l'exemple même d'une donnée serialisée qui a du mal à trouver une interface pertinente. Alors qu'il y aurait énormément à faire dans le domaine des navigateur pour exploiter cette donnée, quelques exemples en vrac :

  • possibilité de représenter la home d'un site/blog avec un design propre à l'utilisateur/navigateur en exploitant les derniers articles listés dans le RSS ;
  • possibilité d'afficher un billet de manière standard à l'utilisateur améliorant sa lisibilité, je ne liste plus le nombre de fois où la fonctionnalité lecteur de Safari sauve mes yeux car certains auteurs n'ont aucune notion de lecture prolongée à l'écran (et je ne parle pas des flocons qui tombent pour Noël...) ;
  • possibilité d'améliorer la page d'accueil d'un navigateur, les Top Sites, Netvibes, etc ne sont pas allés assez loin dans ce domaine, surtout dans le filtrage et la pertinence des informations.

Alors RSS va-t-il mourir ? Est-ce qu'il a déjà véritablement vécu serait une question plus judicieuse à mon avis, il y a trop peu de travail fait en terme d'interfaces des données issues du web. Amorcer une réflexion comme le fait Mozilla est un premier pas mais c'est à mon avis orthogonal à une réflexion plus profonde sur le couple donnée/lien et sa représentation dans les navigateurs. Mais pour ça il faut encore avoir une force d'innovation.

Posté le 3 january 2011, 17 commentaires.

Fascisme de perroquet

J'étais en train de me renseigner sur les Zone Autonome Temporaire remises au goût du jour par les réflexions sur WikiLeaks et j'ai été interpellé par ce commentaire critique de la TAZ par Luther Blissett en 1996 :

Écrire sans que personne ne te lise véritablement est déprimant. Se heurter à un mur de méfiance est tragique. Mais avoir des lecteurs trop facilement influençables est la pire chose qui soit. Ces lecteurs s'imaginent qu'il suffit de lire et de répéter comme des perroquets les formules les plus étranges ; leur véritable désir est en fait d'obéir à quelqu'un, de lire avec les yeux d'un autre, de se soumettre à l'autorité du « maître ». Fascisme de perroquet.

Je me demande si Internet ne favoriserait pas cette forme de fascisme (exacerbée par les ReTweets et autres J'aime). Pharmakon quand tu nous tiens…

Posté le 28 december 2010, 11 commentaires.

Ce n'est pas la taille qui compte

On peut s'amuser à comparer qui a la plus grosse mais la libération des données c'est avant tout une histoire de qualité et de réutilisabilité. Or ceci n'est possible qu'en améliorant la manière de les publier en se basant sur des systèmes de notation simplistes, j'aimerais bien avoir le même tableau avec le nombre de jeux de données par nombre d'étoiles.

Publieurs de données, concentrez vous sur la qualité, pas la taille, les développeurs vous remercieront.

Posté le 3 december 2010, 2 commentaires.

L'appel de la forêt

Je viens de passer 1 mois au Canada en faisant un grand tour en camping-car qui correspond au final à un tour des parcs : Mauricie, St-Félicien, Saguenay, Gaspésie, Forillon, Bonaventure, Île aux lièvres, Jacques Cartier, Montmorency et Oka. Après des heures de randonnées, j'ai (re)découvert la forêt.

Pas la forêt aménagée et entretenue, pas la forêt vide de vie et aseptisée mais une forêt ancienne, parfois primaire, qui est un émerveillement des sens. Il suffit de s'arrêter un instant pour écouter la forêt se réveiller, le vent fait craquer les arbres morts soutenus par les vivants, des écureuils cherchent frénétiquement des réserves au sol avant de se lancer dans une course poursuite endiablée, au loin le doux murmure de la cascade. La forêt n'a pas une odeur mais un bouquet d'odeurs, dans ce vallon une espèce prédomine mais elle diffère de celle de la vallée précédente. Malgré les très nombreux troncs morts jonchant le sol, ce n'est pas l'odeur de recyclage de matière organique qui prédomine mais celle des plantes jonchant le sol constituant un sous-bois riche et varié, signe d'un écosystème complet.

Les forêts françaises ne sont malheureusement plus que des jardins sauvages entretenus pour faciliter le travail des exploitants et les battues des chasseurs. Et c'est bien dommage.

Souche, source de vie

Posté le 22 september 2010, 22 commentaires.

Société, informatique et agilité

Je suis en train de lire Éloge de la fuite de Henri Laborit qui traite des rapports de dominance et de l'importance de l'imagination (entre autres) à la lumière de la biologie. C'est un livre passionnant et je me suis arrêté aujourd'hui sur le passage suivant :

Comment parler d'une société idéale alors que notre déité est limitée à notre expérience présente. Depuis quelques années, on ne parle plus de programmation, mais de prospective. Sans doute il y a là un progrès. On a compris qu'il n'est plus possible de prévoir l'avenir en poursuivant l'expérience du passé. Mais on n'a pas encore compris que l'on ne peut aussi imaginer prospectivement l'avenir qu'à partir des éléments de notre présent, ce qui veut dire que ces éléments seront toujours incomplets et que seule la marche en avant nous permettra d'en découvrir d'autres. Or, ces éléments-là changeront complètement la vue prospective élaborée dans un moment déjà révolu. Il nous est interdit de faire de la prospective. Nous devons nous contenter d'une « proximospective » pour échapper à la rétrospective. Notre rôle est limité : il ne consiste pas à imaginer une société idéale, il ne consistera jamais, pour les générations qui nous succèderont, à imaginer une société idéale, pour la simple raison que notre désir ne peut être qu'à la dimension de notre connaissance.

Si l'on remplace société par projet informatique dans ce paragraphe, on s'approche d'une bonne définition de l'agilité informatique. Pas mal pour un texte écrit en 1976 :-).

Posté le 2 june 2010, 7 commentaires.

La Grande Bretagne construit son futur numérique

Pendant que l'on se demande à qui a profité le Front National pendant ces élections ou que l'on réalise à quel point les français sont égoïstes en pensant social localement et profit nationalement, le premier ministre anglais, Gordon Brown, vient de donner un discours qui a d'autres ambitions :

Mygov will constitute a radical new model for how public services will be delivered and for how citizens engage with government - making interaction with government as easy as internet banking or online shopping. This open, personalised platform will allow us to deliver universal services that are also tailored to the needs of each individual; to move from top-down, monolithic websites broadcasting public service information in the hope that the people who need help will find it - to government on demand.

And rather than civil servants being the sole authors and editors, we will unleash data and content to the community to turn into applications that meet genuine needs. This does not require large-scale government IT Infrastructure; the ‘open source’ technology that will make it happen is freely available. All that is required is the will and willingness of the centre to give up control.

This bold new approach will transform the way services are delivered but, more importantly, it will be the vehicle through which citizens will come to control the services that are so important to their lives and communities. With Mygov, citizens will be in control - choosing the content relevant to them and determining their level of engagement. And their feedback will in turn help us to improve services.

C'est sûr que là c'est pas du niveau du Serious Gaming ou de Proxima Mobile. Quand est-ce qu'on aura une vision (numérique) à moyen terme en France ?

Posté le 22 march 2010, 5 commentaires.

On dit à Arles et pas en Arles

On me pose très souvent la question de savoir si je me suis trompé en disant à Arles (vs. en Arles). Et bien non, à part si vous êtes resté au IXème siècle ou un fervent défenseur de l'Ancien Régime si vous dites en Avignon au lieu d'à Avignon :

la formule a été employée durant des siècles de manière tout à fait justifiée. En effet la préposition « en » désigne le lieu, « dans », comme être « en Afrique ». Or, il faut savoir que depuis le XIVe s. le territoire d’Avignon, couvrant plusieurs communes actuelles, constituait un état à part entière appartenant au Saint Siège et gouverné par un vice-légat jusqu’en 1791. On résidait donc « en Avignon », comme on pouvait résider « en Languedoc » ou « en Provence » etc. Seule autre exception « en Arles », puisque Arles fut royaume au IXe s. Mais on n’a jamais habité « en Angers » mais « à Angers » et « en Anjou ». L’usage a voulu que l’on tolère de nos jours encore les expressions « en Arles » ou « en Avignon » pour désigner la région autour de la ville, le « pays » formé par les environs, sans limites administratives bien établies.

Mais la répétition de la même voyelle c'est très laid ! Bah oui... mais bon combien de fois avez vous dit www ? :-)

Posté le 18 december 2009, 21 commentaires.

Les vrais enjeux de la fabrication personnelle et locale

Issu de la traduction d'une intervention de Neil Gershenfeld par Daniel Kaplan de la FING :

Nous avons donc répondu à deux questions que nous n’avions pas formulées au départ, mais qui pointent la direction à suivre pour l’avenir :

  • Les étudiants du MIT nous ont montré que la killer app de la fabrication numérique personnelle était la création de produits personnels, l’expression personnelle via la technologie, qui va à la rencontre des passions des gens d’une manière incroyablement plus puissante que tout ce que la technologie peut produire d’autre depuis des années.
  • Et la killer app pour le reste de la planète est la fracture de l’instrumentation et de la fabrication : des gens concevant localement des réponses à leurs problèmes locaux.

Or, que faut-il pour arriver à ces killer apps ?

  • laisser les gens bidouiller (même si je ne suis vraiment pas fan du terme) avec des outils adaptés ;
  • libérer les données pour avoir de la matière à bidouiller.

Un Open Data Camp est organisé pour discuter de tout ça le samedi 12 décembre à Paris, j'espère pouvoir y être présent. J'ai l'impression que l'on arrive à un point intéressant du développement des « nouvelles technologies », ou du moins de ma compréhension de celles-ci, j'en deviendrais presque optimiste :-).

Posté le 21 november 2009, 4 commentaires.

La valeur sociale de notre vie privée

Hubert Guillaud nous apprend, via Solove, que :

Le problème ne réside pas tant dans la surveillance même des données, mais dans l’impuissance et la vulnérabilité créée par une utilisation de données qui exclut la personne concernée de la connaissance ou de la participation dans les processus qui le concernent. Le résultat est ce que produisent les bureaucraties : indifférences, erreurs, abus, frustrations, manque de transparence et déresponsabilisation. Un tel traitement affecte les relations entre les gens et les institutions d’un Etat moderne. Il ne se limite pas à frustrer l’individu en créant un sentiment d’impuissance, mais il affecte toute la structure sociale en altérant les relations que les gens ont avec les institutions qui prennent des décisions importantes sur leur existence.

Ou comment l'intérêt que l'on apporte à nos données va bien au-delà du but initial. Je vous encourage à aller lire les articles d'Hubert sur internetActu qui sont toujours d'une très grande richesse, notamment la série récente des Critiques du Web².

PS : merci Franck Taillandier pour le lien vers l'article !

Posté le 27 october 2009, 3 commentaires.

Mozilla Raindrop fait éclater l'orage

Qui commençait à s'avérer menaçant avec ces nuages propriétaires.

Il y a peu de projets Mozilla que j'accueille avec autant d'enthousiasme, le dernier ayant été Weave qui peine un peu à progresser (en tout cas vu de l'extérieur) alors qu'il y a à mon avis un potentiel énorme.

Raindrop est à la fois un agrégateur de contenus présentant une interface uniforme à vos données et un moyen de sauvegarder votre flux incessant de données sur lequel vous n'avez pas forcément la main.

Le principe est simple, ça traite vos flux en entrée (avec Python) : mail, rss, statuts, photos, vidéos, etc et ça les stocke (avec CouchDB) dans une base dont vous avez le contrôle. Après libre à vous d'utiliser l'interface proposée par le projet ou de concevoir la vôtre, vous aurez accès à des contenus qui auront été uniformisés (le rêve des développeurs qui ont eu à traiter avec x API, toutes différentes :-)).

C'est intéressant de voir les différentes briques se mettre en place pour concrétiser un rêve vieux de 3 ans... il est temps d'arrêter d'en parler.

PS : et sinon rien à voir avec Google Wave, à part si vous voulez alimenter une vague avec vos gouttes de pluie histoire de terminer ce beau cycle de l'eau ;-)

PS2 : n'hésitez pas à aller lire l'excellent billet de Clochix sur le sujet aussi !

Posté le 26 october 2009, 6 commentaires.

Du confort et de la crédibilité

J'ai lu avec intérêt les 140 commentaires chez Tristan qui s'attaque aux tabous écolo mais je suis malheureusement arrivé trop tard pour laisser le mien. Je voulais intervenir sur les deux points qui font à mon sens frein à une attitude plus vertueuse de l'Homme envers la Nature.

Notre rapport avec nous-même : le confort

Tant que les X% d'humains (X<20) qui vivent dans le confort (dont nous faisons partie) et qui polluent le plus n'arriveront pas à sortir de ce confort quotidien l'écosystème en souffrira. Et je ne vois pas comment cette situation pourrait s'inverser sans une guerre/révolution/<insérez votre trip> mondiale (qui ne changerait pas forcément le rapport de forces).

Notre rapport avec les autres : la crédibilité

Et là effectivement ça fait intervenir les valeurs citées dans le billet. Que ce soit pour de la séduction ou une affaire professionnelle vous allez avoir besoin d'être crédible et donc de répondre à certains critères de société. Or ces critères sont écologiquement coûteux à dessein (À ce sujet, le livre de Michel Serres « Polluer pour s'approprier » est très accessible et permet d'envisager l'écologie sous un autre angle.).

Quand vous discutez d'écologie, demandez-vous si vous êtes prêt à remettre en cause votre confort et votre crédibilité. Si non, vous pouvez vous arrêter.

Posté le 17 august 2009, 9 commentaires.

Travail sur les libertés fondamentales des applications web

J'y réfléchis depuis un moment mais j'ai du mal à finaliser ça alors je vais vous mettre à contribution :-).

L'idée est d'avoir le pendant au 4 libertés fondamentales du logiciel libre définies par la FSF :

  • Liberté 0 : La liberté d'exécuter le programme — pour tous les usages ;
  • Liberté 1 : La liberté d'étudier le fonctionnement du programme — ce qui suppose l'accès au code source ;
  • Liberté 2 : La liberté de redistribuer des copies — ce qui comprend la liberté de vendre des copies ;
  • Liberté 3 : La liberté d'améliorer le programme et de publier ses améliorations — ce qui suppose, là encore, l'accès au code source.

Alors après faut-il paraphraser certaines libertés, du style :

La liberté d'héberger l'application — pour tous les usages.

Ou partir de la base des 4 qui peuvent s'appliquer aux applications web et en ajouter, je n'ai pas encore tranché et j'attends vos retours avisés pour avancer.

PS : j'ai aussi du mal à voir où arrêter la liberté des applications pour passer à la liberté des données...

Posté le 8 july 2009, 10 commentaires.

Discussion aux RMLL autour des applications/données libres

Sous le titre un peu provocateur L’inutilité des logiciels libres à l’heure du Web 2.0, j'aurais la chance de pouvoir m'exprimer sur le thème suivant :

Libristes convaincus, où stockez-vous vos données ? N’êtes-vous pas en train de donner bien volontiers d’une main ce que vous vous acharnez à récupérer de l’autre ? Comment le Libre peut-il encore tirer son épingle d’un jeu qui suit actuellement les règles de Google, Facebook, Amazon & Co ?

C'est à Nantes, le samedi 11 juillet et ça commence à 15h mais il y a plein de confs super intéressantes toute la semaine donc n'hésitez pas à passer une partie de vos vacances dans notre merveilleuse Bretagne (oui j'ai un quart breton, ce qui explique certaines choses. Ou pas.) J'y serais dès le vendredi si vous voulez discuter de choses et d'autres :-).

Posté le 2 july 2009, 10 commentaires.

Symbiotes et parasites

Il arrive un moment dans les communautés (au moins techniques) où, passé un seuil critique que j'estime à une cinquantaine d'individus (sur IRC), la relation symbiotique d'entraide tourne au simple parasitisme. Les parasites n'ont pas envie de lire la documentation, de chercher à comprendre, de partager leurs expériences et leurs connaissances.

C'est dommageable car c'est le moment où les personnes motrices commencent à être découragées : tout ça pour ça. Et passent à autre chose, plus petit, plus symbiotique, plus humain. Les parasites auront eu raison, non pas de la communauté, mais au moins de son intérêt.

J'ai pu vérifier ça deux fois pour l'instant.

Posté le 23 june 2009, 16 commentaires.

Intermittents du Web

Une citation issue de Mon CV dans 20 ans :

pour faire face au marché les entreprises devront fonctionner par projets, comme un film de cinéma : un film c'est une entreprise temporaire qui réunit pendant une durée déterminée un budget, une équipe, un projet. Quand il est terminé il est rentable ou non et les équipes deviennent des intermittents du spectacle. Dans un modèle "d'entreprise jetable" qui risque de se développer pour les raisons décrites plus haut, les employés deviendront des intermittents du travail (auto-entrepreneurs)

[...]

Finalement deviendront nous de simples processus humains avec des APIs sémantisées afin que des robots puissent faire des mashups de compétences pour créer une entreprise à un instant T afin de développer un produit P ?

L'article termine heureusement sur une note optimiste mais je me demandais récemment quelle était l'utilité d'avoir encore un CV (en ligne) car le mien commence vraiment à dater. Dans quel mesure un profil, même dynamique est-il plus pertinent qu'une recherche ? Idem pour les cartes de visite, ne finiront nous pas tous par avoir cette carte :

Google business card

Bien sûr je suis le premier à vous motiver à avoir votre propre nom de domaine/identité, mais un recruteur, un client, un ami ne va-t-il pas de toute façon finir par vous googler ?

PS : une vidéo intéressante à ce sujet aussi : Sécurité ou vie privée ? Le vent tourne (aussi) du côté des stratégies individuelles

Posté le 16 june 2009, 4 commentaires.

Éric Daspet publie (aussi) sur biologeek

Éric me fait l'honneur de venir publier ses articles qui ne sont pas relatifs aux performances web sur ce site. Le temps que j'adapte le moteur pour qu'il accepte plus d'un auteur, vous repèrerez ses articles grâce au chapô d'introduction.

J'espère que ça me motivera pour publier plus souvent aussi :-).

Posté le 15 june 2009, 2 commentaires.

Google Rich Snippets et RDFa : incompétence ou intérêt ?

Je voulais faire un n-ième article sur l'emprise de Google mais j'ai finalement plus constructif à faire. Je vous laisse donc avec les trois articles qui résument assez bien la situation des problèmes du récent (non-)support de RDFa par Google : Google's RDFa Support de Jeni Tennison, Google’s RDFa a Damp Squib de Ian Davis et Google and RDFa: what and why - Surprise—to make more money! de Bob DuCharme.

Je m'abstiendrai de tout commentaire concernant Microdata, car ce serait trop facile (même si je m'en suis donné à cœur joie sur twitter). Il faudra que je prenne le temps de lire la proposition de RDFa dans HTML 5 par contre.

J'aurais pu aussi troller sur le support annoncé tambour battant en tant que consommateur d'OpendID par Facebook qui au final n'accepte que les OpenID Google (et à moyen terme Yahoo! et Microsoft si j'ai bien suivi), on fait difficilement plus Open, hem.

Allons de l'avant plutôt, avec la présentation de Chris Messina intitulée The open, social web ou l'article de Nova Spivack Welcome to the Stream: The Next Phase of the Web (traduit en français). Encourageant aussi, la possibilité (enfin !) de lier son identité à son navigateur grâce à Mozilla Weave.

Les droits utilisateurs à l'échelle du web commencent à se mettre en place aussi avec les WebAccessControl ou WriteWebOfData et dans l'autre camp avec ProtectServe (à lire dans l'ordre chronologique).

Ça avance, trop lentement à mon goût, mais ça avance. Je serais très certainement aux RMLL à Nantes début juillet pour parler de tout ça d'ailleurs.

Posté le 24 may 2009, 3 commentaires.

Un mois au Japon !

Enfin les vacances, je poserai peut-être des photos sur la section dédiée mais sinon je vais essayer de me dégeeker un peu au cours de ce mois, de prendre du recul et de penser à d'autres choses.

C'est le moment de partager aussi mes onglets en cours afin de les retrouver à mon retour avec vos commentaires :-)

On commence avec du Google vu de l'intérieur (même s'il faut prendre conscience que ça reste un avis isolé pas forcément représentatif).

Niveau outils Python, vous pourrez jouer avec :

  • Concurrence : Concurrence is a framework for creating massively concurrent network applications in Python ;
  • Smisk : Smisk is a simple, high-performance and scalable web service framework written in C, but controlled by Python ;
  • Fudge : Fudge is a Python module for using fake objects (mocks, stubs, etc) to test real ones ;
  • le tout sous unladen-swallow bien entendu : A faster implementation of Python.

Un billet intéressant sur les performances de PostgreSQL.

Si vous n'êtes toujours pas convaincu par RDFa, il y a une bonne introduction ainsi que des cas d'utilisation et une FAQ. Un jour notre administration aussi arrivera à faire des trucs biens avec le web sémantique. Un jour. En attendant vous (enfin surtout Damien) pouvez troller sur The Discovery Protocol Stack et tous les billets explicatifs qui suivent sur ce même blog.

Et pour terminer quelques billets pour réfléchir avec Christian Fauré qui nous parle des inégalités et Albert-Laszlo Barabasi accompagné de James Fowler qui nous parlent du siècle des réseaux.

Pendant ce mois d'avril, je vais louper à regret le Barcamp sur l'e-reputation à la cantine le 4 avril ainsi que le deuxième Barcamp Marseille le 17 avril. Je serais par contre très certainement au Lift marseillais (et oui ça bouge dans la région grâce à la FING !) même si ça va me coûter un rein...

On termine avec un peu de poésie (lien youtube). Matane :-)

Posté le 27 march 2009, 8 commentaires.

Génération, ouverture et données

Il y a des articles qui apportent davantage de questions que de réponses, ce sont généralement ceux que je préfère :-). Dans un billet intitulé La vie privée, un problème de vieux cons ? sur InternetActu, on peut lire :

Pour le professeur Ravi Sandhu, responsable de l’Institut de la cyber sécurité à l’université du Texas à San Antonio, l’absence de pudeur des “natifs du numérique” (traduction de digitals natives, le surnom donné à ceux qui ont grandi environné de technologies de l’information) serait comparable à l’attitude désinhibée avec laquelle les jeunes des années 60-70 abordaient la sexualité.

L'article complet ainsi que les commentaires sont intéressantes à plus d'un titre, comment définir la notion d'identité numérique afin que chaque génération s'y reconnaisse ?

Dans un autre article, Ian Davis explique Why Open Data Is More Important than Open Source (j'en suis aussi persuadé) :

Of course we want open standards, open source and open data. But in one or two hundred years which will still be relevant? Patents and copyrights on formats expire, hardware platforms and even their paradigms shift and change. Data persists, open data endures.

The problem we have today is that the open data movement is in its infancy when compared to open source. We have so far to go, and there are many obstacles.

Et finalement ces obstacles ne sont-ils pas liés au précédent lien ? Quelle génération acceptera d'ouvrir ses données comme l'a si bien présenté Tim Berners-Lee ? Quelle part le gouvernement a à jouer là-dedans ?

20 ans de web, notre génération aura eu la chance d'assister et de participer à la naissance de ce nouveau continent. Quelles données et quels liens souhaitent-on transmettre à la suivante ? Quelle est notre part de responsabilité vis-à-vis de l'environnement (numérique) que nous léguons à nos enfants ?

Posté le 14 march 2009, 0 commentaires.

Un notificateur unique

J'étais en train de lire RESTful Email over HTTP et ça m'a rappelé un vieux vaporware, je me demande s'il ne serait pas intéressant de regrouper toutes les notifications en un unique endroit. Il suffirait pour cela d'accepter plusieurs choses en entrées :

  • emails (pull/push)
  • flux (pull)
  • jabber (push)
  • webhooks (push)
  • irc (bonus !)

Après que ce notificateur soit un agrégateur, un client mail ou un navigateur, qu'importe. Mais je pense qu'on gagnerait à avoir une interface centralisée de distraction qui permettrait de spécifier les fréquences de mises à jour et de notifications associées. Prenons l'exemple de l'agrégateur, je lis une grande partie des billets dans celui-ci car il me permet d'avoir une présentation uniformisée qui est bien souvent plus lisible que les blogs initiaux (au passage si vous tronquez vos flux, c'est mal).

Actuellement j'ai Mail.app, NetNewsWire, iChat, XChat, Pwitter qui ont finalement un même but : me proposer du contenu/des conversations pour que j'interagisse. Qu'est-ce qui nous empêche de regrouper tout ça ?

Posté le 24 february 2009, 18 commentaires.

Ne vous arrêtez pas sur un code fini

Je viens de lire ce passage d'une traduction de Cory Doctorow sur le Framablog :

Dès que vous atteignez votre objectif quotidien, arrêtez-vous. Même si vous êtes au beau milieu d’une phrase. Surtout si vous êtes au beau milieu d’une phrase, en fait. Ainsi, lorsque vous vous mettrez au travail le lendemain, vos cinq ou dix premiers mots seront déjà en place, ce qui vous donnera un petit coup de pouce pour vous lancer. Les tricoteuses laissent un bout de laine dépasser du dernier rang, afin de savoir où reprendre, une sorte de pense-bête. Les potiers, quant à eux, n’égalisent pas le pourtour de l’argile humide avant de la recouvrir de plastique pour la nuit, difficile de repartir sur une surface trop lisse.

Et c'est l'une des stratégies que j'adopte lorsque je suis sur un projet pour redémarrer plus rapidement le lendemain. Sans aller jusqu'à laisser une fonction en plan, j'essaye de laisser l'application dans un état me permettant d'écrire les premières lignes/fonctions rapidement, ce qui facilite le passage en mode concentration sans passer par la case procrastination si tentante.

Posté le 9 february 2009, 11 commentaires.

Django et sa popularité

J'aime pas trop jouer à qui à la plus grosse dans ce domaine car ça ne concerne vraiment que 10% des sites développés (comme pour les performances) mais la question de savoir quels gros sites utilisent Django revient trop souvent. Il y a bien sûr DjangoSites pour se faire une idée du nombre de sites et plus récemment DjangoSiteOfTheWeek qui se concentre sur les sites plus conséquents. Mais depuis peu il y a plus de communication sur les utilisations de Django :

On savait que Google l'utilise pas mal en interne et c'est d'ailleurs ce qu'ils avaient choisi pour App Engine (un peu modifié). Or on apprend récemment que Jaiku va maintenant utiliser App Engine. Dans le même domaine, Second Life utilise Django en interne (dernier paragraphe), Tabblo (acquis par HP) ou EveryBlock sont aussi en Django.

Dans le domaine journalistique maintenant, le Washington Post était connu pour ses applications Django, tout comme l'est le NewYork Times d'ailleurs, et voici dernièrement l'histoire passionnante du LA Times au sujet du lancement d'une application Django.

Enfin passons à la francophonie, je vous ai assez parlé de mixin, mais BisonVert ou PaperBlog sont de bons exemples aussi. N'hésitez pas à commenter avec vos gros projets.

Et pour terminer, je ne pense pas en faire une revue détaillée mais je recommande vivement le livre Pro Django de Marty Alchin à qui l'on doit notamment le système des storages dans Django. C'est le seul livre sur Django que j'attendais et que j'ai acheté et je ne suis pas déçu du tout pour le moment (je n'ai pas encore terminé, c'est dense). Attention c'est du très lourd donc pas pour les débutants (ça ne reprend pas les bases, ouf !) mais j'aurais tellement aimé avoir eu ce livre il y a quelques années... après sa lecture vous pourrez vous affirmer Pro Djangonaute !

Posté le 24 january 2009, 6 commentaires.

Retours à chaud sur Londres

Après 4 jours passés dans la capitale et quelques kilomètres dans les pattes :

Look right!

  • Rien à redire du voyage avec British Airways, franchement souriant même ;
  • Il peut faire beau en hiver, deux jours de soleil consécutifs \o/ (je ne me souviens pas d'avoir eu ce temps à Paris au cours de cette période ces dernières années) ;
  • Les musées sont gratuits et ils ont une richesse culturelle assez incroyable : Van Gogh, Renoir, Parthénon, Pierre de Rosette, etc etc j'étais vraiment bluffé de voir qu'autant d'originaux se trouvaient en Angleterre ;
  • Il faut un peu de temps pour s'habituer à la conduite à gauche, même (surtout !) en étant piéton ;
  • J'ai très bien mangé, mais jamais Anglais (ce qui explique peut-être cela) à part le petit déjeuner ;
  • Il y a étonnement peu de wifi ouverts, même en centre ville mais au moins c'était de vraies vacances ;
  • Vouloir prendre une photo de nuit lorsqu'il y a beaucoup de vent est très difficile (même avec un pied) ;
  • En parlant de ça, le micro du D90 n'est pas génial lorsqu'il y a du vent aussi mais heureusement on peut faire de jolies choses avec par ailleurs (bon avec Django ça aurait sûrement été My Afternoon :p) ;
  • Ils passent de la bonne musique dans les magasins, toujours, même la petite boutique de souvenirs toute pourrie ;
  • J'ai toujours pas compris pourquoi est-ce qu'il reste autant de cabine téléphoniques mais ça ajoute au folklore ;
  • Il ne faut pas s'inquiéter des personnes en coma éthylique au sortir des pubs ;
  • Les soldes ne sont pas si intéressants que ça même avec la livre qui a perdu, pour les chaussures de filles ça à l'air mieux dixit la miss (mais je crois que je me suis fait avoir ;-)) ;
  • J'ai été voir la comédie musicale Zorro et c'était génial, pourtant je suis franchement pas accro à ce type de spectacles ;
  • On se rend tout de suite compte de son retour en France lorsqu'on n'a aucune réponse après un « Bonjour ! » à la douane...

Big Ben by night

Prochain voyage prévu en avril, un mois au Japon, Yatai!

Posté le 19 january 2009, 1 commentaire.

Évangénieur et révolution

If I had to describe in one word the perfect person to start a revolution, it would be "evangeneer." That is a combination of evangelist and engineer: someone who wants to change the world and has the technical knowledge to do it.

Un extrait de Rules for Revolutionaries de Guy Kawasaki, plutôt rafraichissant :-).

Posté le 6 january 2009, 2 commentaires.

Pimp my Web!

De quoi réduire votre productivité pour la rentrée (et surtout soulager un peu Firefox en fermant quelques onglets) :

Il faudra que je pense à faire une brève sur mes outils Python qui changent la vie aussi. Tiens j'ai rejoint la conversation twitter aussi, aucune garantie de continuité de service par contre, un peu comme eux :-).

Posté le 5 january 2009, 4 commentaires.

Django vs. concurrence PHP

Je serais à La Cantine avec pas mal de pointures PHP pour parler de Django lors d'un événement Eyrolles le soir du 13 janvier. L'occasion de troller discuter tranquillement des avantages et des raisons qui me poussent à utiliser ce framework. Un bon exercice dans un contexte qui pour une fois n'est pas gagné d'avance ;-).

Je voulais en profiter pour parler du framework web le plus rapide du monde mais ça serait déloyal.

Posté le 4 january 2009, 10 commentaires.

Revue de bandes dessinées

Ça change un peu du web de temps en temps et c'est la pleine saison :

  • Dernier tome des Chroniques de la Lune Noire : quelle déception. Après une série exceptionnelle, seul le dessinateur a dû vraiment s'éclater dans ce dernier tome qui a un scénario proche de zéro. C'est tellement dommage, alors que tant de choses restent énigmatiques (la famille de Wismerhill, les buts de Lucifer et Methraton, etc). Ou alors c'est pour mieux vendre ensuite les Arcanes ? En tout cas quel gâchis de finir ainsi...
  • Dernier tome de Lanfeust des Étoiles : bon là aussi panne de scénario et fin bâclée alors qu'il y avait un potentiel énorme. Les séries estampillées Troy deviennent vraiment des pompes à fric : histoires totalement décousues, moins de blagues, planches bâclées (même sentiment avec le deuxième tome des Conquérants de Troy). Re-déception donc.
  • Tome 31 de Thorgal, ou tome 2 de Jolan ? On sait plus mais le principal c'est que ça reparte parce que la série commençait à sérieusement s'essouffler. L'arrivée de sang neuf a fait beaucoup de bien et on retrouve la magie de certains tomes parmi les meilleurs, merci Y. Sente pour ce nouveau cycle.
  • Tome 8 du Scorpion : avis partagé sur ce tome où l'on apprend des choses mais le dénouement tarde à arriver (en fait je l'ai lu en pensant que c'était le dernier). C'est dommage car j'aime beaucoup l'histoire, j'espère que ça ne dépassera pas les 10 tomes...
  • Les Gouttes de Dieu : on termine avec un manga découvert récemment et qui mérite à être plus connu. L'histoire est à déguster pour les amateurs de vins qui souhaitent en apprendre un peu plus sur l'œnologie. Le scénario tient la route et c'est une vraie mine d'informations intéressantes pour arriver au meilleur mariage sur votre table. À consommer sans modération :-).

Bon bout d'an !

Posté le 26 december 2008, 11 commentaires.

ADN, web et confidentialité

Pour répondre à David P. en commentaire, j'ai du mal à cautionner l'utilisation de l'ADN sur le terrain glissant de la gestion de l'identité mais il faut bien voir que c'est déjà possible en ligne !

Plus inquiétant dans le domaine (via sebsauvage), il semblerait qu'une base de données de l'ADN directement prélevé sur les nouveaux-nés voit le jour à des fins plus que douteuses (mais non enfin c'est pour la recherche). « Yes, we can! » qu'ils disaient... il serait peut-être temps de rebooter l'Amérique ? (si quelqu'un l'a lu, retours bienvenus).

[edit du soir] : si quelqu'un sachant lire le suédois pouvait me confirmer la traduction approximative de ce billet, notamment :

Le fait est que, depuis 1975, un échantillon de sang a été prélevé sur un total de nouveau-né en Suède, cet échantillon est utilisé pour la recherche sur Phénylcétonurie (PKU) et est stocké à utiliser dans la recherche future. Au total, environ 3,3 millions de Suédois ont des échantillons de sang dans ce registre.

Posté le 22 december 2008, 6 commentaires.

Différencier Web Sémantique et Open Stack

Gautier me faisait judicieusement remarquer que je parle souvent d'OpenID et consorts dans mes billets relatifs au Web Sémantique et que ça n'en fait pas partie au sens strict, comprendre W3C du terme. Je suis tout à fait d'accord et je ne voudrais pas ajouter de confusion dans un domaine qui est bien assez compliqué comme ça.

Je distingue (entre autres) :

  • des moyens de modélisation (RDF), de définition (OWL) et de requêtage (SPARQL) des données qui sont gérés par le W3C sous l'appellation Web Sémantique ;
  • des protocoles d'identification (OpenID) et d'accès (OAuth) à ces données qui sont gérés par l'OpenWeb Foundation sous l'appellation Open Stack.

Partant de ce constat, j'hésite à utiliser le terme web sémantique (sans majuscules) cher à la communauté des microformats ou web des données liées ou finalement web, tout simple mais mois explicite. Finalement c'est très clair dans ma tête mais quel terme est-ce que vous préféreriez que j'emploie pour être le plus compréhensible possible ?

Posté le 14 december 2008, 15 commentaires.

Nombre d'occurences d'un mot dans un texte en Python

Juste un petit snippet car j'en ai eu besoin récemment pour faire des statistiques sur des termes recherchés et je pense que ça peut être utile :

from itertools import groupby

def word_frequencies(content, blacklist):
    """
    Count the number of words in a content, excluding blacklisted terms.
    Return a generator of tuples (count, word) sorted by descending frequency.

    Example::

        >>> song = 'Ob la di ob la da "rla di da" da "da"'
        >>> for count, word in word_frequencies(song, ['di']):
        ...     print "%s %s" % (count, word)
        ...
        4 da
        2 la
        2 ob
        1 rla
    """
    sorted_words = sorted(word \
                        for word in content.lower().replace('"', '').split() \
                            if word not in blacklist)
    return ((len(list(group)), word) for word, group in groupby(sorted_words))

if __name__ == "__main__":
    import doctest
    doctest.testmod(verbose=True)

À adapter selon votre convenance, si vous avez mieux je suis preneur, comme toujours.

Posté le 6 december 2008, 17 commentaires.

La documentation Django en local (html et pdf)

Le billet de NiKo m'a rappelé que Glooze voulait avoir un pdf de la documentation de Django, ça prend 3 minutes (ou 3 heures, ça dépend de votre connexion et de votre processeur).

Pré-requis

  • installer sphinx (easy_install sphinx ou avec votre méthode préférée) ;
  • installer latex (avec MacTeX ou avec une bonne doc si vous êtes sous mac, dans les deux cas c'est looooong).

Si vous êtes sous une distribution GNU/Linux ça devrait être plus rapide avec votre gestionnaire de paquets préféré, oui OS X a bien du retard à ce niveau là...

3 étapes

  • récupérer les sources de Django et les décompresser ;
  • aller dans le dossier docs et lancer la commande sphinx-build appropriée, pour la version html : sphinx-build . build_html

  • et pour la version pdf : sphinx-build -b latex . build_latex

  • générer le pdf à partir du latex : latex build_latex/django.tex django.pdf

Et voilà, vous avez un pdf de la documentation Django qui fait 700 pages et qui n'est pas super bien mis en forme (notamment le code...) mais ça peut dépanner. Si vraiment ça vous passionne, vous pouvez faire votre propre feuille de styles qui s'applique lors de la conversion mais bon j'ai déjà du mal à voir un intérêt au pdf... la version html est beaucoup mieux !

À ce sujet, Python 3 est sorti aujourd'hui, on va voir s'il est envisageable de sortir une version non compatible (nativement) avec la précédente sans tuer un langage, en tout cas les gros projets commencent à définir des roadmaps. La migration est grandement facilitée par l'utilitaire 2to3 et par les warnings affichés lors de l'utilisation de votre code avec Python 2.6, ça devrait pas être si terrible ;-).

Posté le 4 december 2008, 3 commentaires.

Interfaces et promotion du Web Sémantique

C'est un des principaux défauts et heureusement ça bouge pas mal dans ce domaine en ce moment :

Posté le 3 december 2008, 4 commentaires.

24ways, le calendrier de l'Avent des geeks web

Comme chaque année depuis maintenant 4 ans, j'attends ce moment avec impatience, 24ways est de retour avec un nouveau design pour le plus grand bonheur des développeurs web !

Posté le 1 december 2008, 9 commentaires.

Loi de Geek

Plus tu as de connaissances et d'expérience pour faire des trucs géniaux et moins tu as de temps pour les réaliser.

Monde cruel.

Posté le 26 november 2008, 16 commentaires.

Vous reprendrez bien un peu de Web Sémantique ?

the first step in adding simple distributed security to the global open distributed decentralized social network that is emerging

Bonne lecture !

[edit du dimanche] : Jean-Jacques Solari a publié les traductions des Méthodes exemplaires pour la publication des vocabulaires RDF et de l'Introduction à RDFa qui m'a servi de support durant le récent atelier, ce qui a plu à certains ;-).

Posté le 21 november 2008, 1 commentaire.

Paris Web 2008, retours à chaud

En vrac car je ne trouve pas d'adjectif pour qualifier ces 3 derniers jours :

  • J'ai rencontré la moitié de mon agrégateur francophone et j'ai eu des discussions passionnantes avec ;
  • J'ai appris un truc à Chris Wilson, pris le métro avec Charles Mac Cathie Neville et suis allé boire un coup plusieurs coups avec Christian Heilmann dans la même journée (il va me falloir plusieurs jours pour faire dégonfler les chevilles ;-));
  • J'ai eu des retours assez positifs sur ce que j'ai essayé d'expliquer même si c'était vraiment perfectible, un résumé est en cours de rédaction (n'hésitez pas à me faire vos retours par email, j'accepte le bon mais surtout le mauvais, c'est comme ça qu'on progresse, merci beaucoup Christian) ;
  • Je n'ai eu à m'occuper à aucune moment de la logistique grâce à une organisation exceptionnelle (et je pèse mes mots), félicitations à l'équipe Paris Web ;
  • J'ai appris pleins de trucs, notamment l'existence d'ARIA, il faut que je regarde dans quelle mesure c'est complémentaire avec RDFa ;
  • J'ai besoin de sommeil, et c'est à ce moment là qu'on ne se sent plus si jeune...

Finalement c'était « juste » pariswebien et je me suis éclaté.

[edit du lendemain] : le billet Le Web Sémantique ou l'importance des données liées résume ma conférence.

Posté le 16 november 2008, 13 commentaires.

Vos données sont bien plus importantes que vos outils

C'est ce que j'ai envie de répondre à Tristan qui nous propose un sujet de dissertation pour le week-end :

Comme chacun, je constate que l'informatique, Internet et le logiciel prennent une importance croissante dans nos vies, et je sais bien que ça n'est qu'un début. Mais la plupart de gens ne réalisent pas que l'auteur d'un logiciel a une influence importante quoiqu'invisible sur les utilisateurs, via ce qu'ils peuvent faire (ou pas) avec l'outil informatique. C'est pour cette raison que le logiciel Libre est quelque chose d'essentiel pour notre futur.

Je développerai pour Paris Web car je manque de temps mais je suis persuadé que Firefox pour accéder à des silos 2.0 fermés et propriétaires est un échec.

Posté le 7 november 2008, 10 commentaires.

Vends Macbook blanc d'occasion

Je vends mon Macbook blanc avec les caractéristiques suivantes :

Le macbook a été vendu.

Et si vous voulez savoir ce que je pense de l'élection du président du monde, l'ami No a très bien résumé la chose, je reste en plus bluffé par le discours de la victoire, nos politiques faisant bien pâle figure à côté (sans mauvais jeu de mot).

Posté le 6 november 2008, 6 commentaires.

SWOA : Architecture Orientée Web Sémantique

WOA étant une évolution possible de SOA qui ajoute les contraintes liées au web (REST, pour faire court) aux contraintes définissant une telle architecture (modulaire, distribuée, descriptive, partageable et faiblement couplée), est-ce que l'étape suivante ne va pas être l'Architecture Orientée Web Sémantique ? Ma conclusion c'est que SPARQL peut se charger de tout le travail qui est aujourd'hui réalisé au niveau de l'interface standardisée (qui constitue le goulot d'étranglement) s'il peut accéder à des données contenues dans des triple store derrière. Ou comment faire entrer le Web Sémantique dans les SI des entreprises, par la grande porte (et à moindres coûts).

Cette brève a été approuvée par le Buzzword Consortium.

Posté le 30 october 2008, 1 commentaire.

Microsoft et Google deviennent providers OpenID

Grosse semaine pour OpenID avec l'annonce des LiveID puis des adresses GMail qui peuvent être utilisés comme des OpenID. Le problème c'est qu'ils aiment bien récupérer des informations sur vous en vous traçant numériquement mais ils n'aiment pas que vous vous identifiez chez eux avec un OpenID (Yahoo! fait pareil au passage). Au final, ça n'est pas l'interface utilisateur ou le nombre de services proposant cette méthode d'identification qui freinent l'adoption d'OpenID, ce sont tout simplement les services qui ne souhaitent pas perdre ces si précieuses informations à votre sujet, elles ont tellement de valeur pour le service marketing. VDM.

PS : notez l'utilisation du même formulaire sur l'annonce Google que celui proposé initialement dans leur étude et que j'ai commenté, le service (consumer) devant effectuer une requête en plus sur le provider (si ça utilise EAUT).

Posté le 29 october 2008, 6 commentaires.

N'hésitez pas à consulter les archives si vous en voulez plus !


Billets ★ choisis

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