Ce dimanche se tenait l'AG de l'association Globenet à laquelle j'étais convié pour faire une présentation d'Ubuntu. Ce fut l'occasion d'obtenir « en live » les différentes questions suscitées par cette distribution, même si je m'attendais à une audience beaucoup moins érudite !
Billets
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Présentation Ubuntu à l'AG de Globenet
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Convertisseur de syntaxes wiki Dotclear à Dokuwiki
Le jour de l'unification des syntaxes wiki sera un grand jour. Voila le parfait exemple d'un défaut du monde du Logiciel Libre, toujours premiers pour dire qu'il faut appliquer les standards mais pas très doués pour en créer un... enfin bon j'avoue que je suis un peu énervé. Dans le cadre du transfert de certains billets de blogs sur le wiki de documentation d'ubuntu-fr on me demande souvent s'il n'existe pas un convertisseur pour passer d'une syntaxe wiki Dotclear à une syntaxe wiki Dokuwiki, c'est maintenant chose faite.
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Les archives mensuelles permettent de retrouver un contexte d'écriture, n'hésitez pas à utiliser le formulaire de recherche au besoin :
Pensées actuelles
Aucune pensée n'était archivée pour ce mois. Voici les dernières publiées.
On dit à Arles et pas en Arles
On me pose très souvent la question de savoir si je me suis trompé en disant à Arles (vs. en Arles). Et bien non, à part si vous êtes resté au IXème siècle ou un fervent défenseur de l'Ancien Régime si vous dites en Avignon au lieu d'à Avignon :
la formule a été employée durant des siècles de manière tout à fait justifiée. En effet la préposition « en » désigne le lieu, « dans », comme être « en Afrique ». Or, il faut savoir que depuis le XIVe s. le territoire d’Avignon, couvrant plusieurs communes actuelles, constituait un état à part entière appartenant au Saint Siège et gouverné par un vice-légat jusqu’en 1791. On résidait donc « en Avignon », comme on pouvait résider « en Languedoc » ou « en Provence » etc. Seule autre exception « en Arles », puisque Arles fut royaume au IXe s. Mais on n’a jamais habité « en Angers » mais « à Angers » et « en Anjou ». L’usage a voulu que l’on tolère de nos jours encore les expressions « en Arles » ou « en Avignon » pour désigner la région autour de la ville, le « pays » formé par les environs, sans limites administratives bien établies.
Mais la répétition de la même voyelle c'est très laid ! Bah oui... mais bon combien de fois avez vous dit www ? :-)
Les vrais enjeux de la fabrication personnelle et locale
Issu de la traduction d'une intervention de Neil Gershenfeld par Daniel Kaplan de la FING :
Nous avons donc répondu à deux questions que nous n’avions pas formulées au départ, mais qui pointent la direction à suivre pour l’avenir :
- Les étudiants du MIT nous ont montré que la killer app de la fabrication numérique personnelle était la création de produits personnels, l’expression personnelle via la technologie, qui va à la rencontre des passions des gens d’une manière incroyablement plus puissante que tout ce que la technologie peut produire d’autre depuis des années.
- Et la killer app pour le reste de la planète est la fracture de l’instrumentation et de la fabrication : des gens concevant localement des réponses à leurs problèmes locaux.
Or, que faut-il pour arriver à ces killer apps ?
- laisser les gens bidouiller (même si je ne suis vraiment pas fan du terme) avec des outils adaptés ;
- libérer les données pour avoir de la matière à bidouiller.
Un Open Data Camp est organisé pour discuter de tout ça le samedi 12 décembre à Paris, j'espère pouvoir y être présent. J'ai l'impression que l'on arrive à un point intéressant du développement des « nouvelles technologies », ou du moins de ma compréhension de celles-ci, j'en deviendrais presque optimiste :-).
La valeur sociale de notre vie privée
Hubert Guillaud nous apprend, via Solove, que :
Le problème ne réside pas tant dans la surveillance même des données, mais dans l’impuissance et la vulnérabilité créée par une utilisation de données qui exclut la personne concernée de la connaissance ou de la participation dans les processus qui le concernent. Le résultat est ce que produisent les bureaucraties : indifférences, erreurs, abus, frustrations, manque de transparence et déresponsabilisation. Un tel traitement affecte les relations entre les gens et les institutions d’un Etat moderne. Il ne se limite pas à frustrer l’individu en créant un sentiment d’impuissance, mais il affecte toute la structure sociale en altérant les relations que les gens ont avec les institutions qui prennent des décisions importantes sur leur existence.
Ou comment l'intérêt que l'on apporte à nos données va bien au-delà du but initial. Je vous encourage à aller lire les articles d'Hubert sur internetActu qui sont toujours d'une très grande richesse, notamment la série récente des Critiques du Web².
PS : merci Franck Taillandier pour le lien vers l'article !
Mozilla Raindrop fait éclater l'orage
Qui commençait à s'avérer menaçant avec ces nuages propriétaires.
Il y a peu de projets Mozilla que j'accueille avec autant d'enthousiasme, le dernier ayant été Weave qui peine un peu à progresser (en tout cas vu de l'extérieur) alors qu'il y a à mon avis un potentiel énorme.
Raindrop est à la fois un agrégateur de contenus présentant une interface uniforme à vos données et un moyen de sauvegarder votre flux incessant de données sur lequel vous n'avez pas forcément la main.
Le principe est simple, ça traite vos flux en entrée (avec Python) : mail, rss, statuts, photos, vidéos, etc et ça les stocke (avec CouchDB) dans une base dont vous avez le contrôle. Après libre à vous d'utiliser l'interface proposée par le projet ou de concevoir la vôtre, vous aurez accès à des contenus qui auront été uniformisés (le rêve des développeurs qui ont eu à traiter avec x API, toutes différentes :-)).
C'est intéressant de voir les différentes briques se mettre en place pour concrétiser un rêve vieux de 3 ans... il est temps d'arrêter d'en parler.
PS : et sinon rien à voir avec Google Wave, à part si vous voulez alimenter une vague avec vos gouttes de pluie histoire de terminer ce beau cycle de l'eau ;-)
PS2 : n'hésitez pas à aller lire l'excellent billet de Clochix sur le sujet aussi !
Du confort et de la crédibilité
J'ai lu avec intérêt les 140 commentaires chez Tristan qui s'attaque aux tabous écolo mais je suis malheureusement arrivé trop tard pour laisser le mien. Je voulais intervenir sur les deux points qui font à mon sens frein à une attitude plus vertueuse de l'Homme envers la Nature.
Notre rapport avec nous-même : le confort
Tant que les X% d'humains (X<20) qui vivent dans le confort (dont nous faisons partie) et qui polluent le plus n'arriveront pas à sortir de ce confort quotidien l'écosystème en souffrira. Et je ne vois pas comment cette situation pourrait s'inverser sans une guerre/révolution/<insérez votre trip> mondiale (qui ne changerait pas forcément le rapport de forces).
Notre rapport avec les autres : la crédibilité
Et là effectivement ça fait intervenir les valeurs citées dans le billet. Que ce soit pour de la séduction ou une affaire professionnelle vous allez avoir besoin d'être crédible et donc de répondre à certains critères de société. Or ces critères sont écologiquement coûteux à dessein (À ce sujet, le livre de Michel Serres « Polluer pour s'approprier » est très accessible et permet d'envisager l'écologie sous un autre angle.).
Quand vous discutez d'écologie, demandez-vous si vous êtes prêt à remettre en cause votre confort et votre crédibilité. Si non, vous pouvez vous arrêter.
Travail sur les libertés fondamentales des applications web
J'y réfléchis depuis un moment mais j'ai du mal à finaliser ça alors je vais vous mettre à contribution :-).
L'idée est d'avoir le pendant au 4 libertés fondamentales du logiciel libre définies par la FSF :
- Liberté 0 : La liberté d'exécuter le programme — pour tous les usages ;
- Liberté 1 : La liberté d'étudier le fonctionnement du programme — ce qui suppose l'accès au code source ;
- Liberté 2 : La liberté de redistribuer des copies — ce qui comprend la liberté de vendre des copies ;
- Liberté 3 : La liberté d'améliorer le programme et de publier ses améliorations — ce qui suppose, là encore, l'accès au code source.
Alors après faut-il paraphraser certaines libertés, du style :
La liberté d'héberger l'application — pour tous les usages.
Ou partir de la base des 4 qui peuvent s'appliquer aux applications web et en ajouter, je n'ai pas encore tranché et j'attends vos retours avisés pour avancer.
PS : j'ai aussi du mal à voir où arrêter la liberté des applications pour passer à la liberté des données...
Discussion aux RMLL autour des applications/données libres
Sous le titre un peu provocateur L’inutilité des logiciels libres à l’heure du Web 2.0, j'aurais la chance de pouvoir m'exprimer sur le thème suivant :
Libristes convaincus, où stockez-vous vos données ? N’êtes-vous pas en train de donner bien volontiers d’une main ce que vous vous acharnez à récupérer de l’autre ? Comment le Libre peut-il encore tirer son épingle d’un jeu qui suit actuellement les règles de Google, Facebook, Amazon & Co ?
C'est à Nantes, le samedi 11 juillet et ça commence à 15h mais il y a plein de confs super intéressantes toute la semaine donc n'hésitez pas à passer une partie de vos vacances dans notre merveilleuse Bretagne (oui j'ai un quart breton, ce qui explique certaines choses. Ou pas.) J'y serais dès le vendredi si vous voulez discuter de choses et d'autres :-).
Symbiotes et parasites
Il arrive un moment dans les communautés (au moins techniques) où, passé un seuil critique que j'estime à une cinquantaine d'individus (sur IRC), la relation symbiotique d'entraide tourne au simple parasitisme. Les parasites n'ont pas envie de lire la documentation, de chercher à comprendre, de partager leurs expériences et leurs connaissances.
C'est dommageable car c'est le moment où les personnes motrices commencent à être découragées : tout ça pour ça. Et passent à autre chose, plus petit, plus symbiotique, plus humain. Les parasites auront eu raison, non pas de la communauté, mais au moins de son intérêt.
J'ai pu vérifier ça deux fois pour l'instant.